DREAM

2005

The work’s title borrows Martin Luther King’s famous stance “I have a dream” and gives it a modern twist. Its non-standard graphics make the viewer struggle to see, in the fullest meaning of the word itself, words that the media has rendered invisible through their constant use. By combining several languages – Hebrew, Chinese, Hindi, Arabic, Russian… – with the uniqueness of her plastic language, Tania Mouraud revives all the force and efficacy of this anti-racist message.


Le titre de l’oeuvre emprunte et réactualise la célèbre phrase de Martin Luther King : « I have a dream. » Par sa graphie hors norme, Tania Mouraud manifeste qu’il convient de batailler pourvoir, au sens le plus fort du verbe, des mots qu’un usage médiatique a fini par rendre invisibles. En associant plusieurs langues– hébreu, chinois, hindi, arabe, russe… – à la singularité de son langage plastique, l’artiste rend au message antiraciste toute sa force et son efficacité.

Matthias BARTHEL


A title that doesn't read the work, a piece, a glimpse of it, that's all we have.
As an imperative. Dream.
Tania Mouraud's Dreams is a series of forms, of lines that have become lexica, and that invite us, unless we speak all the languages of the world, to a purely form reading.
These iconic sentences that have become images question the very arbitrariness of signs. They take us back to the days of early childhood or to a journey, to a universe where what cannot be deciphered compels us to continually learn, to be endlessly curious.

Un titre qui ne lit pas l’oeuvre, un morceau, une parcelle, voilà tout ce dont nous disposons.
Dream. Comme un impératif. Rêve.
Les Dreams de Tania Mouraud sont une série de formes, de traits devenus lexiques nous invitant, à moins de parler toutes les langues du monde, à une lecture purement plastique.
Le langage devenu image interroge l’arbitraire du signe et nous renvoie au temps de la petite-enfance ou au voyage, à un univers où l’illisible nous positionne en situation d’apprentissage permanent, débordant d’une curiosité sans fin.


Cécile RENOULT